Look Up – Lève les Yeux par Gary Turk

Une jolie vidéo et un poème inspiré pour inciter à la déconnexion digitale et se reconnecter avec le monde qui nous entoure.

Je ne vais pas mentir je me reconnais dans certains passages mais ne dit-on pas qu’il faut d’abord prendre conscience du problème pour le résoudre ?

Je vous laisse appréciée l’exercice poétique de Gary Turk que j’ai essayé de traduire en conservant l’esprit et les rimes.

Look up – Gary Turk

I have 422 friends, yet I am lonely.
I speak to all of them everyday, yet none of them really know me.

The problem I have, sits in the spaces between,
looking into their eyes, or at a name on a screen.

I took a step back, and opened my eyes,
I looked around, and then realised
that this media we call social, is anything but
when we open our computers, and it’s our doors we shut.

J’ai 422 amis et pourtant je me sens isolée.
Je parle avec eux chaque jour, pourtant personne ne me connait.

Le problème réside dans ce silence,
Je fixe leur regard, leur pseudo mais n’en ressort que l’absence.

Je prends du recul et ouvre mes yeux,
Je réalise que nous sommes ceux
Qui appelons ces réseaux,sociaux, et pourtant
Ce sont nos portes qui se ferment quand nous ouvrons nos écrans,

All this technology we have, it’s just an illusion,
of community, companionship, a sense of inclusion
yet when you step away from this device of delusion,
you awaken to see, a world of confusion.
A world where we’re slaves to the technology we mastered,
where our information gets sold by some rich greedy bastard.
A world of self-interest, self-image, self-promotion,
where we share all our best bits, but leave out the emotion.

Toutes ces technologies ne font qu’illusion
Un pseudo-sentiment de communauté, d’appartenance, d’intégration
Et quand tu t’éloignes enfin de cet outil de désillusion,
Tu te réveilles dans un monde empli de confusion.
Un monde dans lequel nous sommes les esclaves de la technologie qu’on maîtrise
où les informations récoltées sont vendues par de riches cupides qui agissent à leur guise
Un monde d’égoïsme, d’égocentrisme, d’auto-promotion,
où l’on partage tout, sauf la réelle émotion.

We are at our most happy with an experience we share,
but is it the same if no one is there.
Be there for you friends, and they’ll be there too,
but no one will be, if a group message will do.

Nous sommes heureux de partager nos expériences
Mais est-ce la même chose quand tout le monde brille par son absence.
Sois là pour tes amis, ils seront aussi là pour toi.
Mais face à une message groupé, personne ne répondra.

We edit and exaggerate, we crave adulation,
we pretend we don’t notice the social isolation.
We put our words into order, until our lives are glistening,
we don’t even know if anyone is listening.

Nous écrivons, nous fabulons et avons besoin d’encouragement,
nous prétendons ne pas remarquer l’isolement.
Nous arrangeons les histoires jusqu’à ce que nos vies soient incroyables
nous ne savons même pas si quelqu’un lit cette fable.

Being alone isn’t the problem, let me just emphasize,
that if you read a book, paint a picture, or do some exercise,
you are being productive, and present, not reserved or recluse,
you’re being awake and attentive, and putting your time to good use.

Être seul est loin d’être une tare,
Lire, peindre, faire du sport sont des activités phares,
Tu es productif et présent, ce n’est pas synonyme d’enfermement,
tu es animé et attentif, utilise ton temps à bon escient.

So when you’re in public, and you start to feel alone,
put your hands behind your head, and step away from the phone.
You don’t need to stare at your menu, or at your contact list,
just talk to one another, and learn to co-exist.

Alors quand tu commences à te sentir seul en ville,
Mets tes mains derrière la tête et ne sors pas ton mobile.
Pas besoin de fixer ton répertoire ou tes messages,
Entame simplement la conversation et apprends à co-exister avec ton voisinage.

I can’t stand to hear the silence, of a busy commuter train,
when no one wants to talk through the fear of looking insane.
We’re becoming unsocial, it no longer satisfies
to engage with one another, and look into someone’s eyes.

Je ne supporte pas le silence des transports en commun,
Quand personne ne parle de peur d’être considéré comme fou ou inopportun
On devient anti-social, cela devient très rare
d’engager la conversation ou d’échanger un regard

We’re surrounded by children, who since they were born,
watch us living like robots, and think it’s the norm.
It’s not very likely you will make world’s greatest dad,
if you cant entertain a child without a using an iPad.

Nous sommes entourées d’enfants, qui depuis leur naissance,
nous regardent vivre comme des robots et pensent que c’est notre essence.
C’est peu probable que tu sois le meilleur des parents,
Si tu n’arrives pas à divertir ta progéniture sans utiliser d’écran.

When I was a child, I would never be home,
I’d be out with my friends, on our bikes we would roam.
We’d ware holes in our trainers, and graze up our knees
we’d build our own clubhouse, high up in the trees.

Quand j’étais gamin, je n’étais jamais à la maison,
Toujours dehors avec mes amis, nous flânions.
Nous trouions nos pantalons et avions de l’herbe fraîche plein les manches
Nous construisions notre propre monde, perchés dans ces branches.

Now the parks are so quiet, it gives me a chill
to see no children outside and the swings hanging still.
There’s no skipping or hopscotch, no church and no steeple,
we’re a generation of idiots, smart phones and dumb people.

Désormais les parcs sont calmes, ça me donne des frissons
de ne voir personne dehors et les balançoires en perdition.
Il n’y a plus de corde à sauter ni de marelle, ni d’église, ni de clocher.
Nous sommes une génération d’idiots, téléphone intelligent et population arriérée.

So look up from your phone, shut down that display,
take in your surroundings, and make the most of today.
Just one real connection is all it can take,
to show you the difference that being there can make.
Be there in the moment, when she gives you the look,
that you remember forever, as when love overtook.
The time you first hold her hand, or first kiss her lips,
the time you first disagree, but still love her to bits.

Alors lève les yeux de ton mobile, éteins cet appareil,
Prends conscience de ce qui t’entoure, mets tes sens en éveil.
Juste une connexion dans le monde réel, c’est tout ce dont tu as besoin,
pour te montrer la différence qu’être présent peut avoir sur ton destin.
Être là quand elle t’accordera ce regard,
dont tu te souviendras pour toujours et qui te laisse hagard.
La première fois que tu lui tiendras la main, ou le premier baiser sur tes lèvres,
La première fois que vous vous disputerez mais où tu l’aimeras toujours au point que le coeur en crève.

The time you don’t need to tell hundreds, about what you’ve just done,
because you want to share the moment, with just this one.
The time you sell your computer, so you can buy a ring,
for the girl of your dreams, who is now the real thing.
The time you want to start a family, and the moment when,
you first hold your baby girl, and get to fall in love again.
The time she keeps you up at night, and all you want is rest,
and the time you wipe away the tears, as your baby flees the nest.

Cette fois où tu n’as pas besoin de le dire à tout le monde
parce que tu veux simplement partager ce moment avec ta blonde.
Cette fois où tu vends ton ordinateur pour pouvoir acheter une bague de fiançailles
pour la fille de tes rêves que tu aimeras sans faille.
Cette fois où tu veux démarrer une famille,
tu tombes amoureux de nouveau devant cette petite fille.
Cette fois où elle te garde éveiller toute la nuit
et l’instant où tu seras en larmes quand elle quittera le nid.

The time your little girl returns, with a boy for you to hold,
and the day he calls you granddad, and makes you feel real old
The time you take in all you’ve made, just by giving life attention,
and how your glad you didn’t waste it, by looking down at some invention.
The time you hold your wife’s hand, and sit down beside her bed
you tell her that you love her, and lay a kiss upon her head.
She then whispers to you quietly, as her heart gives a final beat,
that she’s lucky she got stopped, by that lost boy in the street.
But none of these times ever happened, you never had any of this,
When you’re too busy looking down, you don’t see the chances you miss.

Cette fois où ta fille te présente un petit fils que tu ne peux quitter des yeux,
le jour où il t’appelle grand-père et te fait sentir vraiment vieux
Ce moment où tu regardes toute ta vie dans le rétroviseur,
et que tu es si heureux de ne pas l’avoir gaspiller sur un ordinateur.
Cette fois où tu tiens la main de ta femme et que vos coeurs battent à l’unisson
tu lui dis que tu l’aimes et lui déposes un baiser sur le front.
Elle murmure ensuite doucement, alors que son coeur ne bat plus,
qu’elle est la plus chanceuse d’avoir un jour croisé ce garçon perdu dans la rue.
Mais rien de cela ne serait arrivé, tu n’aurais jamais eu tout cela,
Si tu avais été trop occupé à baisser les yeux, tu ne vois pas les opportunités que tu ratas.

So look up from your phone, shut down those displays,
we have a finite existence, a set number of days.
Why waste all our time getting caught in the net,
as when the end comes, nothing’s worse than regret.

Alors lève les yeux de ton mobile, éteins cet appareil,
Nous avons une durée de vie limitée, un nombre de jours qui n’est pas éternel.
Pourquoi gaspiller son temps perdu sur la toile,
Rien n’est pire que les regrets quand vient son dernier râle.

I am guilty too, of being part of this machine,
this digital world, where we are heard but not seen.
Where we type and don’t talk, where we read as we chat,
where we spend hours together, without making eye contact.

Je suis aussi coupable de faire partie de cette machination,
ce monde digital, où nous sommes entendus mais n’avons jamais de claire vision.
Où nous écrivons mais ne parlons pas, où nous lisons comme nous parlons, chacun à sa place,
où nous passons des heures ensemble sans jamais nous être vus face à face.

Don’t give in to a life where you follow the hype,
give people your love, don’t give them your like.
Disconnect from the need to be heard and defined
Go out into the world, leave distractions behind.
Look up from your phone, shut down that display,
stop watching this video, live life the real way.

Ne succombe pas à une vie où la mode est reine.
Donne aux gens ton amour plutôt que tes “jaime”.
Déconnecte-toi de ce besoin d’être entendu
Laisse les distractions derrière toi, sors dans la rue.

Alors lève les yeux de ton mobile, éteins cet appareil,
Arrête de regarder cette vidéo et va découvrir la vie et ses merveilles.

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